C’est la mode en Algérie de dénigrer la période étatique

Enfin ! un autre son de cloche qui s’élève dans la cacophonie des lobotomisés au service d’Ali Baba et de ses quarante voleurs, qui s’escriment chaque jour à détruire tout ce qui pourrait aider l’Etat à se relever et à se tenir debout sans aide extérieure ou intérieure intéressée. C’est à…

يوليو 29, 2012 - 15:13
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C’est la mode en Algérie de dénigrer la période étatique

Enfin ! un autre son de cloche qui s’élève dans la cacophonie des lobotomisés au service d’Ali Baba et de ses quarante voleurs, qui s’escriment chaque jour à détruire tout ce qui pourrait aider l’Etat à se relever et à se tenir debout sans aide extérieure ou intérieure intéressée.

C’est à croire que le dénigrement du secteur public est la seule préoccupation de ces messieurs, ces laudateurs des nouveaux monopoles maffieux de la génération spontanée qui a surgi récemment dans notre pays, qui contrôle tout les leviers et centres de décisions. Le temps et la situation actuelle de l’Algérie prouvent, sans discussion aucune, que sans le passage par la période «étatique», et si l’Algérie eut été livrée au bonnes grâces du «privé» ultra-libéral à l’indépendance du pays,  comme le préconisaient certains à l’époque,  il n’y aurait eu aucun progrès social ou économique en Algérie. L’Etat est absolument indispensable, surtout pour une population aussi démunie et mal préparée comme la nôtre. C’est la mode en Algérie  de dénigrer cette période étatique, et vous allez causer beaucoup de grincements de dents chez ces adulateurs de l’Amérique et de son free-enterprise. J’ai vécu pendant de très longues années au Etats-Unis où j’ai pu constater certaines conséquences de ce système ultra-libéral tant vanté qu’on veut introduire chez nous.

La misère humaine que j’ai  pu observer dans l’Appallachia (Ohio du Sud, Kentucky, Tennesse, West Virginia), par exemple, n’a aucun équivalent en Algérie ! Que dirait-on alors des quartiers-jungles, les no man’s land comme ceux d’East L. A., des Chula Vista à San Diego, et des nombreux ghettos des grandes villes américaines que j’ai pu visiter, comme à Detroit, Chicago, Cleveland et New York.  Ce sont des visions d’horreurs qui m’ont à jamais marqué.  Dieu merci, on n’a pas encore ce genre d’aberrations en Algérie, mais on s’y achemine de bon pied.  Que Dieu nous en préserve In challah. Ce qu’on ne dira jamais ouvertement, c’est que  même en Amérique, «Nobody likes the rich, but the rich !»

On aura beau camoufler et enjoliver les choses, le conflit entre haves et have-nots est permanent, et il est toujours d’actualité.  On aura beau essayer de nous embobiner en enrobant les prêches dans des termes repoussoir ou manichéens tels que  «capitalisme Vs. socialisme», ou bien, dans d’autres propos aussi nébuleux que «mondialisation» et  «liberté du marché autorégulateur», le citoyen terrien moyen, ici ou ailleurs, s’est réveillé à ses droits et ne veut plus trimer pour enrichir une oligarchie de riches et de jouisseurs. Sa devise reste toujours aussi vivante et retrouve ses vieux accents de légende : à chacun selon son labeur et selon sa contribution à la richesse commune. Je me rappelle bien de ce que furent les membres de cette génération spontanée de nouveaux riches, bien avant qu’elle ne se métamorphose en caste de «self-made-men».

Par exemple, cet homme très médiatisé qui, aujourd’hui, possède des monopoles nationaux très lucratifs ; je me rappelle qu’il était comptable chez le père d’une de mes connaissances qui possédait à l’époque une usine  du côté de Oued Smar ! Aujourd’hui, il est à la tête d’un méga-groupe économique très connu. Par quel miracle un simple petit comptable se retrouve-t-il à la tête d’un tel empire économique en l’espace d’une vingtaine d’années ? Grâce aux crédits de l’Etat généreusement alloués dans les années 1980 tout simplement ! Ces crédits ne furent, bien sûr,  jamais remboursés.  Ce sont ces mêmes serpents qui crient le plus contre cet Etat qu’ils vont finir par bouffer.

Les Joe Kennedy abondent en Algérie : ces bootleggers ayant réussi dans le trafic des choses illicites sont en passe d’installer leur progénitures à la Présidence de l’Algérie. Que c’est triste de voir tout ce blanchiment d’argent sale accumulé par papa. Mais, vous feriez acte de salubrité publique en intervenant plus fréquemment pour contredire nos grands entrepreneurs  «self-made men» algériens, tous ces petits émules de Joe Kennedy qui n’arrêtent pas de nous chanter les vertus de la libre entreprise.

El Watan le 26.07.12

N. Boukharouba : prof université de Guelma

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التعليقات (3)

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خليفة
خليفة 14 سنوات منذ
<strong>الشيهة المجوس يغزون البلاد وينشرون الفساد</strong> إنني أجدهم حيثما أتجه سلاحهم \&quot;التقية \&quot; وهي الكذب الذي حرمه الله والغش والخداع والتضليل عدوهم اللدودالإسلام الصحيح أبادوا أهل العراق واستعمروه وهاهم يبيدون أهلنا في سوريا ليستعمروها ويتوسعون في البلاد العربية.ويكتبون في هذه الصحيفة حتى بالفرنسية. اللهم دمرهم وابدهم ولا تبقي منهم احدا وانصرنا عليهم ووحد صفوفنا ضدهم واهلكهم واصبهم بالداء السقيم وبالوباء العقيم اللهم احصهم عددا واقتلهم بددا ولا تبقى منهم أحدا.
خليفة
خليفة 14 سنوات منذ
<strong>ومن يحب الجزائر مثل حزب فرنسا الكافر؟</strong> إن حزب فرنسا الكافر هو من ورث الجزائر وأما الباقون فأغراب عليهم أن يهربوا من البلاد أي يسحقهم الحركى الأوغاد . وإذا كنتم لا تصدقون أن تطبيق الكتاب هو إرهاب فهيا نحارب الفساد ونطهر البلاد من الأوغاد لأننا نحن أهلال البلاد
Le patriote
Le patriote 14 سنوات منذ
<strong>Mahmoud Abbas doit partir</strong> Le chef de l\'autorité palestinnienne Monsieur Mahmoud Abbas doit probablement partir dans les six mois prochains. Qu\'l quitte volontairement son poste ou qu\'il soit empoisonné au polonium, il est fini politiquement ainsi ont décidé les Grands de ce Monde. Pour preuve, lors de sa dernière tournée au Proche-Orient, Monsieur Mitt Romney, candidat potentiel et probablement heureux des prochaines présidentielles américaines de Novembre prochain a refusé de le rencontrer et de lui serrer la main.Monsieur Salam Fayyadh doit certainement se frotter les mains pour lui succéder à la tête de l\'Autorité Palestinienne. Mais, une chose est sûre, Fayyadh aussi doit mourrir comme Yasser Arafat, le jour où il ref&nbsp;usera de baisser la tête aux Maîtres de ce Monde. Les Palestiniens n\'ont rien compris; ils multiplient les erreurs politiques l\'une après l\'autre jusqu\'à la disparition totale de la race et de la terre palestinienne.Le Hizbollah, ,lui , sait multiplier les victoires l\'une après l\'autre.La prochaine victoire sera destructrice pour l\'Etat D4Israel et pour les Maîtres de ce Monde.Dans six, je reviendrai faire le bilan de mes analyses. Le Patriote.