STRATFOR FILES: LA MAINMISE DES SERVICES SECRETS SUR LE POUVOIR EN ALGÉRIE

Le 27 février 2012, WikiLeaks a commencé à publier 5 millions de courriels – appelées les Global Intelligence Files, ou Stratfor Files – de la firme états-unienne Stratfor, qui a fourni des renseignements à des entreprises privées ainsi qu’au gouvernement US. Plusieurs des courriels s’intéressent à…

يناير 13, 2013 - 03:10
تم التحديث: 14 سنوات منذ
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STRATFOR FILES: LA MAINMISE DES SERVICES SECRETS SUR LE POUVOIR EN ALGÉRIE

Le 27 février 2012, WikiLeaks a commencé à publier 5 millions de courriels – appelées les Global Intelligence Files, ou Stratfor Files – de la firme états-unienne Stratfor, qui a fourni des renseignements à des entreprises privées ainsi qu’au gouvernement US. Plusieurs des courriels s’intéressent à une personnalité peu connue par les médias, le général Mohamed Mediène – aussi connu sous le nom de Toufik – qui est pourtant un acteur-clé de la vie politique algérienne. Chef des puissants services secrets algériens, Mediène est l’une des personnalités publiques les plus discrètes d’Algérie: il n’y a que deux photos officielles de lui, et durant les cérémonies officielles les caméras évitent systématiquement son visage. Toutefois, Mediène est considéré être la main de fer du pouvoir, contrôlant les militaires et l’intelligentsia. Stratfor a fait très attention à son rôle et en particulier celui qu’il a eu dans le mouvement contestataire mineur qui avait décollé pendant le Printemps Arabe, ainsi qu’à sa relation avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika.

Comment Stratfor a pisté Mediène et le Printemps Arabe

Le 9 février 1992, peu après le commencement de la guerre civile en décembre 1991, un état d’urgence a été décrété en Algérie, qui suspendit beaucoup de libertés civiles pour les citoyens pendant les deux décennies qui ont suivi. Bien que l’état d’urgence interdise aux gens de manifester, l’Algérie vit le début d’un Printemps Arabe « léger » à la fin de décembre 2010, avec des manifestations contre l’augmentation du prix des biens de première nécessité et le problème du chômage.. Stratfor resta très attentif à ce mouvement, bien qu’il n’y eut jamais plus de 3000 manifestants rassemblés dans les rues. Avec la guerre civile de 1990 à l’esprit, le gouvernement fut prompt à réagir: l’état d’urgence fut abrogé le 25 février 2011 comme une concession aux manifestants, et des mesures sociales, telles qu’un prêt à taux zéro pour les étudiants, furent instaurées. Dans le même temps, toutes les manifestations furent déclarées illégales et Bouteflika mobilisa les forces de police en masse pour les empêcher de se propager. En dépit de ces actions du gouvernement, des grèves réclamant davantage de mesures sociales furent poursuivies jusqu’en juin 2011.

Au-delà du mouvement lui-même, qui n’a jamais atteint l’étendue des manifestations vues en Tunisie, en Égypte et plus tard en Libye, ce qui intéressait Stratfor était comment cela devenait encore matière à conflit entre le président Bouteflika et le patron des services secrets, Mediène. Celui-ci était en fait soupçonné de participer à l’instigation de manifestations pour déstabiliser le régime, comme l’organisateur principal du mouvement était Saeed Sadi, un activiste Berbère et ami de Mediène.

En février 2011, Stratfor a envoyé un « guide du renseignement » à son équipe d’analystes. Le courriel soulevait une série de questions spécifiques au sujet de l’état actuel de pays dont Israël, la Chine, l’Iran et l’Irak, ainsi que des thèmes à portée internationale, tels que l’approvisionnement en nourriture. Il était donc demandé aux analystes de prendre en compte ces éléments lors de leurs enquêtes et publications de rapports. L’Égypte était le souci principal, mais l’Algérie était néanmoins surveillée avec attention. Nate Hughes, qui a envoyé le courriel, a rappelé aux analystes que « la situation en Algérie requiert une grande attention. »

Hughes a décrit comment les manifestations pouvaient être utilisés à des fins politiques par le pouvoir perpétuellement divisé: « les troubles civils pourraient être exploités par des membres de l’élite au pouvoir. Spécifiquement, nous gardons un œil sur les motivations du chef du renseignement militaire le général Toufik Mediène, qui semble êtreenferré dans une bataille de succession avec le président. » Les analystes furent aussi instruits de « surveiller étroitement la taille et l’étendue des manifestations en même temps que la bataille interne du régime, » puisque les troubles civils et le conflit entre Mediène et le président Bouteflika pouvait être « inter-connecté ». De plus, alors que l’attention était sur la demande aux analystes de Stratfor de définir le pouvoir de Mediène, Hughes a aussi demandé toutes informations concernant l’identité des meneurs des manifestations.

Le général Mohamed « Toufik » Mediène

Le général Mohamed « Toufik » Mediène

Un autre courriel de février 2011 témoigne d’un intérêt pour la santé de Mediène. Le courriel affirme que Mediène connaissait de sérieux problèmes de santé et encourait certainement un décès imminent.. Les sources ont également suggéré que le vrai conflit au sein de l’élite dirigeante n’était pas entre Mediène et le président Bouteflika, mais entre Mediène et le frère de Bouteflika Saeed. Décrit comme la personnalité omnipotente du régime, il est dit de Saeed qu’il attend la mort de Mediène pour acquérir davantage de pouvoir.

Ici encore, le lien entre les manifestations et les élites en conflit est souligné. La source a affirmé que Saeed Bouteflika avait convaincu les syndicats de se dissocier des mouvements de contestation. Cette action devait être perçue comme une victoire, démontrant ainsi la part que Mediène avait pu prendre dans l’incitation aux manifestations.

L’utilisation des médias pour l’assistance de leurs clients, le travail des analystes de Stratfor

Les clients de Stratfor ont aussi exprimé leur intérêt pour la situation en Algérie pour leurs propres buts. Le 22 février, Reva Bhalla a envoyé un courriel s’enquérant de la situation à Oran et des risques potentiels pour un client en relation avec l’armée algérienne.

« Un client envisage d’envoyer un employé dans la zone à l’extérieur de la ville pour faire du travail pour le compte de l’armée algérienne et souhaiterait avoir une escorte militaire. Y a-t-il un fort sentiment anti-militaire/régime comme nous en avons vu en Libye avec du personnel militaire se faisant attaquer et même tuer? Le fait d’être affilié à l’armée en ce moment augmente-t-il le niveau de menace de quelque façon? »

Alors que la réponse fournie par les analystes était que la situation était suffisamment sécurisée, du fait que les manifestations avaient été plutôt contenues et concentrées sur la fin de l’état d’urgence, la conversation se tourna à nouveau vers le rôle ambigu joué par Mediène, avec un salarié de l’équipe demandant: « Y a-t-il une possibilité que certains éléments de l’armée, y compris ceux travaillant dans des escortes telles qu’utiliserait le client, s’alignent avec Mediène et faire quelque chose pour mettre en danger la sécurité du client? »

Le travail de Stratfor à garder la trace de Mediène nous aide aussi à comprendre la façon dont travaille la firme de renseignements. En effet, une bonne part de leur travail s’appuie sur ce qu’ils lisent dans les médias locaux et nationaux, ainsi que le démontre ce courriel. des articles du magazine en ligne Tout Sur l’Algérie y sont utilisés pour confirmer le récit ébauché par les analystes de Stratfor. En se basant sur ces articles, ils donnent aussi le conseil de surveiller Mouloud Hamrouche et Ali Benflis, deux politiciens que le journal avait déclaré être des successeurs potentiels de Bouteflika. Un autre courriel mentionne aussi que les liens entre le meneur des manifestations Saeed Sadi et Mediène ont initialement été révélés par des câbles de WikiLeaks.

Mediène et Bouteflika, les ennemis mourants qui règnent sur l’Algérie

La relation entre Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, et Mediène, chef du Département du Renseignement et de la Sécurité (aussi connu comme le DRS) depuis 1990, a en fait été cruciale dans l’analyse de la vie politique algérienne. Dans un rapport publié par Stratfor de février 2011, Mediène est décrit comme un personnage dont le soutien est essentiel pour réussir au sein de l’élite algérienne, bien qu’il soit maintenant trop vieux pour devenir président.

Selon les analystes de Stratfor, Bouteflika a conforté sa légitimité en réduisant les forces armées en politique et en offrant l’amnistie à nombre de radicaux islamistes. Mediène détient sa légitimité de son rôle-clé dans la lutte contre la menace islamiste, alors que ses liens avec AQMI (al Qaïda au Maghreb Islamique) demeurent malgré tout obscurs.

Le même rapport décrit la relation entre les deux hommes comme plus agitée que jamais durant les dix-huit mois qui ont précédé le Printemps Arabe, alors que tous deux commençaient à songer à leur succession. Saeed Bouteflika, le frère du président, se voit comme successeur potentiel de Mediène, d’où la suggestion évoquée par des sources que le réel conflit se situe entre ces deux hommes.  Mediène a tenté de réaffirmer sa position en « punissant » le camp Bouteflika: un certain nombre de membres éminents du régime, proches du président et de son frère, ont donc été accusés de corruption et le ministre de l’énergie, Chekib Khelil, a été forcé de démissionner. Le rapport suggère encore qu’alors que les discussions de succession ont maintenant été mises de côté, le meurtre du chef de la police Ali Tounsi en février 2010 fut encore un autre signe du conflit non-résolu de succession.

Ces accusations de corruption sont, selon Jeremy Keenan, professeur d’anthropologie à la School of Oriental and African Studies de Londres, un protocole courant des services secrets: « Le DRS contrôle le pays, ou ce qui est maintenant mieux décrit comme un état « mafieux », et le fait par une combinaison de ‘peur’, de ‘terreur’ et de ‘chantage’ – financier, sexuel ou autre. Comme Sid Ahmed Ghozali, l’ancien premier ministre, le disait récemment, parlant peut-être par métaphore, le DRS a 2 millions d’informateurs! Il a des dossiers et garde la trace de tout le monde, depuis le président et le chef de l’armée jusqu’au plus vil fonctionnaire. »

Le rôle de Mediène au cours du Printemps Arabe

La plupart des courriels concernant Mediène remontent au temps du Printemps Arabe, alors que les analystes de Stratfor s’attendaient à une explosion potentielle du mécontentement citoyen. Pourtant, ils ont relevé qu’alors que les manifestations en Égypte et en Tunisie s’attaquaient au thème global de la justice sociale, celles d’Algérie se focalisaient sur la levée de l’état d’urgence qui avait été en place depuis 1992. Les analystes insistent sur les motivations politiques derrière le mouvement. L’un des meneurs en était effectivement Saeed Sadi, un activiste berbère de la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie et de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, un ami de Mediène, qui est aussi un Berbère et bénéficie du soutien de sa communauté.

Mais Bouteflika est sorti grand gagnant des mouvements de manifestations: en accédant aux demandes des manifestants il est apparu comme un dirigeant plutôt démocratique ouvert au compromis. En même temps il a réduit l’influence du DRS emmené par Mediène. En effet, l’état d’urgence avait permis aux services secrets de contrôler la société algérienne: les citoyens pouvaient être placés en détention provisoire à volonté et les forces militaires étaient utilisées par les autorités civiles. Les analystes suggèrent donc qu’en mettant fin à l’état d’urgence, Bouteflika se protégeait lui-même de Mediène autant que les citoyens algériens.

Les analystes de Stratfor rappellent également que, dans sa déclaration annonçant la fin de l’état d’urgence, Bouteflika avait annoncé que le contre-terrorisme et la contre-subversion ne seraient plus sous la responsabilité conjointe de l’Armée Nationale du Peuple (ANP, contrôlée par Bouteflika) et le Département du renseignement et de la Sécurité (DRS) et tomberaient désormais sous la seule responsabilité de l’ANP.

La publication des courriels de Stratfor sur Mediène constituent l’exposé le plus approfondi sur les élites algériennes à ce jour, comme le chef des services secrets a toujours compté sur le secret, se donnant du mal pour prévenir toute couverture médiatique de ses activités. Stratfor fournit donc une description à jour et fiable du conflit entre Bouteflika et Mediène et leur combat pour affirmer leurs successeurs. Ils fournissent aussi une nouvelle perspective de laquelle voir le Printemps Arabe comme une opportunité pour Mediène et pour Bouteflika de réorganiser la structure du pouvoir à la tête du pays.

Écrit par Eva Blum-Dumontet et Marina Daras, édité par WikiLeaks Press.

Source: http://wikileaks-press.org/stratfor-algerian-secret-services-grip-on-power/

Et: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,16140.0.html

Traduction en français: http://wikileaksactu.wordpress.com/2013/01/07/stratfor-files-la-mainmise-des-services-secrets-sur-le-pouvoir-en-algerie/

traduit depuis le web par willsummer

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<strong>LA MAINMISE DES SERVICES SECRETS SUR LE POUVOIR</strong> 6733 حدثنا إسحاق الواسطي حدثنا خالد عن الجريري عن طريف أبي تميمة قال شهدت صفوان وجندبا وأصحابه وهو يوصيهم فقالوا هل سمعت من رسول الله صلى الله عليه وسلم شيئا قال سمعته يقول من سمع سمع الله به يوم القيامة قال ومن يشاقق يشقق الله عليه يوم القيامة فقالوا أوصنا فقال إن أول ما ينتن من الإنسان بطنه فمن استطاع أن لا يأكل إلا طيبا فليفعل ومن استطاع أن لا يحال بينه وبين الجنة بملء كفه من دم أهراقه فليفعل قلت لأبي عبد الله من يقول سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم جندب قال نعم جندب الحاشية رقم: 1 [ ص: 138 ] قوله : باب من شاق شق الله عليه &nbsp;) في رواية النسفي \&quot; من شق \&quot; بغير ألف ، والمعنى من أدخل على الناس المشقة أدخل الله عليه المشقة فهو من الجزاء بجنس العمل . قوله : خالد &nbsp;) هو ابن عبد الله الطحان . قوله &nbsp;( عن الجريري &nbsp;) بضم الجيم هو سعيد بن إياس ، ولم يخرج البخاري للعباس الجريري شيئا وهو من هذه الطبقة ، وخالد الطحان معدود فيمن سمع من سعيد الجريري قبل الاختلاط ، وكانت وفاة الجريري سنة أربع وأربعين ومائة واختلط قبل موته بثلاث سنين ، وقال أبو عبيد الآجري عن أبي داود : من أدرك أيوب فسماعه من الجريري جيد . قلت : وخالد قد أدرك أيوب فإن أيوب لما مات كان خالد المذكور ابن إحدى وعشرين سنة . قوله : عن طريف &nbsp;) بالطاء المهملة وزن عظيم . قوله &nbsp;( أبي تميمة &nbsp;) بالمثناة وزن عظيمة ، هو ابن مجالد بضم الميم وتخفيف الجيم الهجيمي بالجيم مصغر نسبة إلى بني الهجيم بطن من تميم وكان مولاهم ، وهو بصري ما له في البخاري عن أحد من الصحابة إلا هذا الحديث ، وله حديث آخر تقدم في الأدب من روايته عن أبي عثمان النهدي . قوله : شهدت صفوان &nbsp;) هو ابن محرز بن زياد التابعي الثقة المشهور من أهل البصرة . قوله &nbsp;( وجندبا &nbsp;) هو ابن عبد الله البجلي الصحابي المشهور وكان من أهل الكوفة ثم تحول إلى البصرة قاله الكلاباذي . قوله : وأصحابه &nbsp;) أي أصحاب صفوان . قوله &nbsp;( وهو &nbsp;) أي جندب &nbsp;( يوصيهم &nbsp;) ذكره المزي في الأطراف بلفظ \&quot; شهدت صفوان وأصحابه وجندبا يوصيهم \&quot; ووقع في صحيح مسلم من طريق خالد بن عبد الله بن محرز عن عمه صفوان بن محرز أن جندب بن عبد الله بعث إلى عسعس بن سلامة زمن فتنة ابن الزبير فقال : اجمع لي نفرا من إخواني حتى أحدثهم ، فذكر القصة في تحديثه لهم بقصة الذي حمل على رجل فقال لا إله إلا الله فقتله ، وأظن أن القصتين واحدة ، ويجمعهما أنه حذرهم من التعرض لقتل المسلم ، وزمن فتنة ابن الزبير كانت عقب موت يزيد [ ص: 139 ] بن معاوية . ووقع عند الطبراني من طريق ليث بن أبي سليم عن صفوان بن محرز عن جندب بن عبد الله أنه مر بقوم فقال : ائتني بنفر من قراء القرآن وليكونوا شيوخا ، قال فأتيته بنافع بن الأزرق وأبي بلال مرداس ونفر معهما ستة أو ثمانية فقال : إني سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يذكر الحديث . قلت : وأخرجه أيضا من طريق الأعمش عن أبي تميمة أنه انطلق مع جندب إلى البصرة فقال : هل كنت تدارس أحدا القرآن ؟ قلت : نعم ، قال فائتني بهم ، قال فأتيته بنافع وأبي بلال مرداس ونجدة وصالح بن مشرح فأنشأ يحدث . قلت : وهؤلاء الأربعة من رءوس الخوارج الذين خرجوا إلى مكة لنصر ابن الزبير لما جهز إليه يزيد بن معاوية الجيوش فشهدوا معه الحصار الأول ، فلما جاءهم الخبر بموت يزيد بن معاوية سألوا ابن الزبير عن قوله في عثمان فأثنى عليه فغضبوا وفارقوه ، فحجوا . وخرج نجدة باليمامة فغلب عليها وعلى بعض بلاد الحجاز ، وخرج نافع بن الأزرق بالعراق فدامت فتنته مدة . وأما أبو بلال مرداس فكان خرج على عبيد الله بن زياد قبل ذلك فقتله . قوله : من سمع سمع الله به يوم القيامة &nbsp;) قلت تقدم هذا المتن من حديث جندب من وجه آخر مع شرحه في \&quot; باب الرياء والسمعة \&quot; من \&quot; كتاب الرقاق \&quot; وفيه \&quot; ومن رايا \&quot; ولم يقع فيه مقصود هذا الباب . قوله &nbsp;( ومن شاق شق الله عليه &nbsp;) كذا للكشميهني ، وللسرخسي والمستملي \&quot; ومن يشاقق يشقق الله عليه \&quot; بصيغة المضارعة وبفك القاف في الموضعين ، وفي رواية الطبراني عن أحمد بن زهير التستري عن إسحاق بن شاهين شيخ البخاري فيه \&quot; ومن يشاقق يشق الله عليه \&quot; . قوله : فقالوا : أوصنا ، فقال : إن أول ما ينتن من الإنسان بطنه &nbsp;) يعني بعد الموت ، وصرح به في رواية صفوان بن محرز عن جندب ولفظه واعلموا أن أول ما ينتن من أحدكم إذا مات بطنه . قوله &nbsp;( فمن استطاع أن لا يأكل إلا طيبا فليفعل &nbsp;) في رواية صفوان \&quot; فلا يدخل بطنه إلا طيبا \&quot; هكذا وقع هذا الحديث من هذا الوجه موقوفا ، وكذا أخرجه الطبراني من طريق قتادة عن الحسن - هو البصري - عن جندب موقوفا ، وأخرجه من طريق صفوان بن محرز وسياقه يحتمل الرفع والوقف فإنه صدر بقوله \&quot; سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول من سمع . . الحديث \&quot; واعلموا أن أول ما ينتن \&quot; وينتن بنون ومثناة وضم أوله من الرباعي وماضيه أنتن ونتن والنتن الرائحة الكريهة . قوله &nbsp;( ومن استطاع أن لا يحال بينه وبين الجنة بملء كف &nbsp;) في رواية الكشميهني \&quot; يحول \&quot; وبلفظ \&quot; ملء \&quot; بغير موحدة ، ووقع في رواية كريمة والأصيلي : كفه \&quot; . قوله &nbsp;( من دم هراقه &nbsp;) أي صبه &nbsp;( فليفعل &nbsp;) قال ابن التين : وقع في روايتنا \&quot; أهراقه \&quot; وهو بفتح الهمزة وكسرها . قلت : هي لمن عدا أبا ذر ، كذا وقع هذا المتن أيضا موقوفا ، وكذا أخرجه الطبراني من طريق صفوان بن محرز ومن طريق قتادة عن الحسن عن جندب موقوفا ، وزاد الحسن بعد قوله يهريقه \&quot; كأنما يذبح دجاجة ، كلما تقدم لباب من أبواب الجنة حال بينه وبينه \&quot; ووقع مرفوعا عند الطبراني أيضا من طريق إسماعيل بن مسلم عن الحسن عن جندب ولفظه : تعلمون أني سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : لا يحولن بين أحدكم وبين الجنة وهو يراها ملء كف دم من مسلم أهراقه بغير حله . وهذا لو لم يرد مصرحا برفعه لكان في حكم المرفوع لأنه لا يقال بالرأي ، وهو وعيد شديد لقتل المسلم بغير حق . قال الكرماني : [ ص: 140 ] في معنى قوله \&quot; ملء كف من دم \&quot; هو عبارة عن مقدار دم إنسان واحد ، كذا قال ومن أين هذا الحصر ؟ والمتبادر أن ذكر ملء الكف كالمثال وإلا فلو كان دون ذلك لكان الحكم كذلك . وعند الطبراني من حديث الأعمش عن أبي تميمة \&quot; قال رسول الله صلى الله عليه وسلم لا يحولن بين أحدكم وبين الجنة . فذكر نحو رواية الجريري وزاد في آخره : \&quot; قال فبكى القوم ، فقال جندب : لم أر كاليوم قط قوما أحق بالنجاة من هؤلاء إن كانوا صادقين . قلت : ولعل هذا هو السر في تصديره كلامه بحديث \&quot; من سمع \&quot; وكأنه تفرس فيهم ذلك ، ولهذا قال \&quot; إن كانوا صادقين \&quot; ولقد صدقت فراسته فإنهم لما خرجوا بذلوا السيف في المسلمين وقتلوا الرجال والأطفال وعظم البلاء بهم ، كما تقدمت إليه الإشارة في \&quot; كتاب المحاربين \&quot; قال ابن بطال : المشاقة في اللغة مشتقة من الشقاق وهو الخلاف ، ومنه قوله تعالى ومن يشاقق الرسول من بعد ما تبين له الهدى والمراد بالحديث النهي عن القول القبيح في المؤمنين وكشف مساويهم وعيوبهم وترك مخالفة سبيل المؤمنين ولزوم جماعتهم والنهي عن إدخال المشقة عليهم والإضرار بهم ، قال صاحب العين : شق الأمر عليك مشقة أضر بك ، انتهى وظاهره أنه جعل المشقة والمشاقة بمعنى واحد ، وليس كذلك فقد جوز الخطابي في هذا أن تكون المشقة من الإضرار فيحمل الناس على ما يشق عليهم ، وأن تكون من الشقاق وهو الخلاف ومفارقة الجماعة وهو أن يكون في شق أي ناحية عن الجماعة ، ورجح الداودي الثاني ، ومن الأول قوله صلى الله عليه وسلم في حديث عائشة اللهم من ولي من أمر أمتي شيئا فشق عليهم فاشقق عليه أخرجه مسلم ، ووقع لغير أبي ذر في آخر هذا الحديث . قلت : لأبي عبد الله من يقول سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم جندب ؟ قال : نعم جندب انتهى . وأبو عبد الله المذكور هو المصنف ، والسائل له الفربري ، وقد خلت رواية النسفي عن ذلك . وقد سيق من الطرق التي أوردتها ما يصرح بأن جندبا هو القائل ، وليس فيمن سمي في هذه القصة أحد من الصحابة غيره .