Les références de Maamar Farah

Les illuminés, il n’en a pas que dans les camps des fondamentalistes religieux. Ils existent aussi dans les camps des éradicateurs. Rien ne sert de discuter avec eux. Avec eux ce sera toujours « Maaza walaw taret (1) ». Prenons un exemple avec Tata Aldjia, une célèbre éradicatrice. Vous ne la…

يناير 20, 2013 - 18:33
تم التحديث: 14 سنوات منذ
0 1.7ك
Les références de Maamar Farah

Les illuminés, il n’en a pas que dans les camps des fondamentalistes religieux. Ils existent aussi dans les camps des éradicateurs. Rien ne sert de discuter avec eux. Avec eux ce sera toujours « Maaza walaw taret (1) ». Prenons un exemple avec Tata Aldjia, une célèbre éradicatrice. Vous ne la connaissez pas ? Vous avez tort. Parce qu’elle vous donne une illustration parfaite de la misère intellectuelle dont est atteint le génie algérien qui depuis 1992 ne fait que s’aggraver. Bref, vous pouvez faire sa connaissance dans le billet dont l’hyperlien est mis en annexe (2).

D’après cette charmante dame, le gouvernement nippon a a failli aux convenances diplomatiques en reprochant à l’Algérie ses manières d’intervention dans la prise d’otages d’Aïn-Amenas. Elle trouve que ces Japonais sont impertinents et pour le leur montrer, elle leur fait une belle leçon d’histoire. Tat Aldjia a la mémoire longue et sait ce qu’elle retient de l’histoire de l’humanité. Pour banaliser le nome d’otages tués à Aïn-Amenas, elle rappelle des précédents tragiques qui ont eu lieu un peu partout dans le monde. Des précédents qui se sont tous terminés dans un bain de sang plus grave que celui qui est reproché aux généraux Bentalha (3). Elle prend les cas de l’Inde en 2008 avec 166 morts, elle cite quatre fois le cas de la Russie où les dénouements des prises d’otages se soldent traditionnellement par un grand nombre de morts.

Vues sous cet angle, nos forces spéciales n’ont rien à se reprocher et les géniaux Bentalha peuvent dormir tranquilles. Mais dans cet épisode, Tata Aldjia parlait à elle-même tout en parlant à tout le monde. Personne ne pouvait lui poser des questions pour voir plus un peu plus clair de ce cours magistral. Son amie Tata, qui l’accompagnait dans ses réflexions politiques aurait pris la clé des champs après que Tata Alldjia l’ait sommée de ne plus regarder Aldjazeera… Ce qui a réduit notre tendre tata Aldjia à des soliloques un peu tirés sur les cheveux lorsqu’il s’agit des travers militaires. Car une partie de ceux qui entendent ses histoires se demande bien s’il n’y avait pas que ces exemples dans le monde. Certains seraient même capables de lui fournir des contre-exemples. L’exploit du GIGN pendant la prise d’otages dans l’avion d’Air France en décembre 1995 par exemple… Les rescapés ce jour-là ont remercié Dieu d’avoir été libéré par les forces spéciales françaises… D’autres exemples, plus inspirants, doivent bien exister. Il suffit de se donner la peine de les chercher si on a le souci de la vie humaine et si on veut encourager les ninjas algériens à se considérer comme des professionnels de sauvetage et ne pas passer pour des cosaques aveugles sans conscience autre que celle de tuer les preneurs d’otages à tout prix.

Tata Aldjia serait bien embêtée si un impertinent japonais lui demandait diplomatiquement, comment elle fait pour être certaine qu’il n’y a pas eu de bavure ou que les généraux ne peuvent pas se permettre des dérives puisque personne n’onsent leur demander des comptes. Il y a eu toujours des ultimatums dans l’assaut des forces de sécurité dans les exemples qu’elle a citées. En Algérie, niet. On arrive on dit bonjour aux ravisseur, rendez vous et un quart d’heure plus tard on bombarde… Comment explique-t-elle la fin sanglante de la plupart des interventions des forces spéciales algériennes comme lors de la mutinerie de Sarkadji. Pourquoi les généraux ont-ils mauvaise presse dans le monde ? Pourquoi personne ne peut-il demander des comptes à ces généraux ? Si ses réponses seront des références russes ou nord-coréennes, Tata Aldjia ne connaitrait que la moitié sombre de de l’histoire de l’humanité…

Le parrain de tata Aldjia, Maamar Farah, le chroniqueur du journal Le Soir d’Algérie, s’est lui aussi accommodé avec des explications de cette nature. Pour vanter le courage de Khaled Nezzar, il avait révélé en août 2012 (4), qu’avant qu’ils ne se décident d’interrompre les élections électorales en janvier 1992, les généraux Bentalha se sont dit qu’ils peuvent bien sacrifier 60 000 Algériens puisque cela s’est vu ailleurs dans le monde. Comme ils sont démocrates et humains, ils ont pensé à prévenir les directeurs de la presse écrite, nous a-t-il appris sans la moindre gêne….

Plus sérieusement, il semble que Maamar Farah manque de ressort pour blanchir les militaires, il fait feu de tout bois sans se soucier de sa crédibilité. Il ne fait aucun effort pour militer pour le respect des droits de l’homme, pour garantir que le respect de la vie humaine en Algérie soit un principe fondamental et de l’État Algérienne et de l’armée. Au lieu de cacher le soleil avec le tamis, il gagnerait en crédit et en probité s’il se donne la peine, encore une fois, de s’inquiéter plus souvent de la mainmise des militaires sur les richesses de l’Algérie et de militer avec force et abnégation pour les droits des Algériens à une vie digne et libre. Une vie qui ne peut se concevoir dans un état soumis à une junte militaire qui échappe à tout contrôle. Il sait bien qu’elle fait les lois pour n’appliquer que celles qui l’arrangent, qu’elle fait les présidents! Il n’est pas né de la dernière pluie, il sait que lorsque aucune structure politique ne peut contrôler ou critiquer les généraux dans un régime tous les abus sont permis.

ما هو رد فعلك؟

مثل مثل 0
لا يعجبني لا يعجبني 0
حب حب 0
مضحك مضحك 0
رائع رائع 0
حزين حزين 0
غاضب غاضب 0
AlgeriaTimes

Historical AlgeriaTimes editorial content.

التعليقات (0)

User