Les algériens cherchent leur héros !

Le 26 janvier, la police thaïlandaise arrête à l’aéroport de Bangkok Hamza Bendelladj , un jeune algérien de 24 ans, recherché pour hacking. Malgré son jeune âge, ce pirate informatique aurait réussi à contourner les systèmes de sécurité de plusieurs banques américaines et détourner des…

فبراير 23, 2013 - 18:30
تم التحديث: 14 سنوات منذ
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Les algériens cherchent leur héros !

Le 26 janvier, la police thaïlandaise arrête à l’aéroport de Bangkok Hamza Bendelladj, un jeune algérien de 24 ans, recherché pour hacking.

Malgré son jeune âge, ce pirate informatique aurait réussi à contourner les systèmes de sécurité de plusieurs banques américaines et détourner des millions de dollars pour renflouer son propre compte. Il aurait sévi pendant trois ans, dépensant sans compter, menant la grande vie entre hôtels de luxe et voyages en first class. Considéré comme un génie du hacking, Hamza pouvait, paraît-il, subtiliser » jusqu’à 10 millions de dollars en une seule opération.

A la demande du FBI, les autorités thaïlandaises risquent d’extrader le hacker algérien vers les Etats-Unis, en Géorgie, où un tribunal a émis un mandat d’arrêt à son encontre.

La nouvelle de son arrestation a fait le tour des rédactions du monde entier. Mais, Alger est restée silencieuse sur cette affaire et n’a pas réclamé son ressortissant. Un jeune en moins, doué qui plus est, dans un pays géré par des vieux pour des vieux, quoi de plus normal !

Lors d’une conférence de presse (1), le jeune Hamza a déclaré, flanqué de deux policiers, le sourire aux lèvres : « Je ne suis pas parmi les 10 plus recherchés (par le FBI, NDLR), seulement 20ème ou 50ème (…) Je ne suis pas un terroriste ».

Hamza, le robin des bois algérien !

Un algérien qui défie l’Oncle Sam, qui le frappe dans son portefeuille, s’en prend à ses banques, et donc dans l’imaginaire national, à la toute puissante et folle machine financière qui plonge le monde dans la crise, ne laisse pas indifférents ses compatriotes.

Dès l’annonce de son arrestation, Hamza a défrayé la chronique sur la toile algérienne. Loué par les uns, qui voient en lui le Robin des bois algérien (sauf qu’il ne partageait pas son butin avec les pauvres), critiqué par les autres, qui sont scandalisés par son comportement de voleur aux doigts de fée, tous lui reconnaissent cependant du talent. C’est un enfoiré génial. Un escroc héros. Mais c’est un héros quand même pour une génération de jeunes algériens en mal de reconnaissance, frustrée de voir son pays collectionner les mauvais scores (en démocratie, en économie, en qualité de vie, etc.), reculer alors que d’autres nations avancent (2) ; une génération qui recherche dispersement du baume au cœur à travers de nouvelles figures emblématiques à admirer.

Où sont les héros d’antan ?

Nourris au roman national nostalgique de la lutte pour l’indépendance, les algériens tirent leur fierté des personnages historiques comme l’Emir Abd El Kader, Larbi Ben M’hdi, Hassiba Ben Bouali, Mohamed Boudiaf (le président mort assassiné le 29 juin 1992), et de tous les moudjahidines qui ont tenu tête à l’empire colonial français. Mais hélas, les temps ont changé ! Par le biais d’un pervers et continuel procédé d’accaparement de la légitimité historique du pays et par extension de ses richesses, par un régime calculateur, l’Algérie des héros d’hier se retrouve, 50 ans après son indépendance, entre les mains de l’Algérie des « zéros » d’aujourd’hui. Depuis, les algériens vivent une véritable tragédie grecque : si le héros est mort, qui le remplacera ?

« L’héroïsme-thérapie »

Avec le temps qui passe et la mémoire qui s’efface, n’importe qui peut devenir source d’inspiration pour n’importe quel algérien. Qu’importent les faits, pourvu qu’on retrouve cette fierté perdue qui fait tant défaut à l’orgueil national.

Si autrefois ce héros perdu était celui qui libérait le pays, désormais il peut être un footballeur qui marque des buts, à l’instar d’un Zidane que l’épisode du « coup de boule » a élevé au statut d’idole (bi)nationale (une statue à son effigie trône à l’entrée du musée Beaubourg), une équipe nationale qui se qualifie enfin au mondial (3), un coureur qui décroche l’or aux derniers JO, des prédicateurs « inspirés », un hacker qui braque des banques, des militaires qui jouent à Rambo à In-Amenas, ou même le Bouteflika éloquent du premier mandat (1999), qui savait répondre à Elkabbach et chuchoter à l’oreille des foules. C’est l’héroïsme-thérapie ou comment transformer, en temps de déprime collective, des petites réussites en grandes prouesses.

Un seul héros, le peuple !

L’Algérie a certes enfanté de gens géniaux, des héros sublimes, qui ont marqué l’histoire. Mais comme il existe ces héros de toujours, il existe aussi des héros de tous les jours, ils sont : syndicalistes, militants des droits de l’homme, médecins bénévoles, fonctionnaires intègres, voisins prévenants,…« La vie, le malheur, l’isolement, l’abandon, la pauvreté, sont des champs de bataille qui ont leurs héros; héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres » écrivait justement Victor Hugo dans Les Misérables. Il est certain qu’en chacun de nous sommeille un héros qui attend son heure de vouloir. Pourquoi alors chercher l’homme providence, qui ne viendra peut-être jamais en l’Algérie, un pays qui a pourtant connu à un moment de son histoire, un seul héros…le peuple.

Fayçal Anseur

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التعليقات (1)

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Mammy Djaouïda
Mammy Djaouïda 12 سنوات منذ
on achève... ils n ont pas où aller envoie des journalistes et photographes ils seraient expulsés et apparts rasés vendredi matin ce n est pas cité ben rouila mais école de plein air de ben rouilah et les locataires au nombre de huit sur deux étages sont des enseignants qui pour la plupart y habitent depuis plus de trente années et donc parmi eux des retraités qui n ont pas où aller! ils n ont pas été avertis et ont été mis dans le même sac que les logés d urgence de la Casbah à qui on avait promis des logements et qui étaient hébergés dans la forêt mitoyenne dans les classes en formes de longs locaux: je connais car papa, paix à son âme, en était le directeur de ce centre de Ben Rouilah (avec h )... Ces enseignants spécialisés ne sont ni des voyous ni des vandales ni des usurpateurs. on ne doit pas faire irruption chez eux, eux qui ont pour la plupart connu les invasions à la colonel Bigeard avec la soldatesque revenue bredouille et honteuse du Vietnam,enfonçant portes et entrailles... sans avertissement préalable aucun, sans un logis quelconque aucun en cette saison hivernale... alors que faisant partie de la crème des enseignants spécialisés pour l enfance inadaptée et au moins maîtres d application. non non et non. pour eux qui n ont jamais rien revendiqué bien que parfois enseignants de génération en génération formant formateurs de formateurs, tout simplement au secours ! tant d écrits demeurent non formulés mais mais mais y a urgence! D Oran, Mammy Djaouïda CITÉ BEN ROUILA (BEN AKNOUN) UNE DIZAINE DE FAMILLES MENACÉES D’EXPULSION Une dizaine de familles habitant un immeuble de huit étages à la cité Ben Rouila, dans la commune de Ben Aknoun, ont été malmenées hier par les forces antiémeute qui ont été dépêchées en nombre au niveau de leur cité. Les agents de police ont tenté d’expulser ces familles de leurs appartements qu’elles occupent depuis longtemps. Ils ont défoncé les portes des maisons et molesté les résidants qui n’en revenaient pas. Il s’en est suivi alors une indescriptible panique qui a affecté profondément les locataires. «Les forces de l’ordre ont reçu instruction de nous expulser manu militari. Pourtant, aucun avis nous informant au préalable de cette expulsion ne nous est parvenu. Nous considérons cela comme une atteinte à notre intégrité morale et à notre dignité», déplorent les résidants, dont certains étaient au bord des larmes. Notons que d’après les habitants, «cette expulsion est totalement illégale. Les services de la wilaya ont procédé au relogement d’un certain nombre de familles qui occupaient les classes d’une école se trouvant en face de notre immeuble. Ils nous ont, sans raison aucune, inclus dans la même catégorie que ces indus occupants. Sans pour autant nous octroyer des logements de rechange», assurentils. Ces familles affirment par ailleurs détenir des arrêtés les confortant dans leur situation d’occupants légaux, qui plus est leur immeuble n’est aucunement vétuste. «Pourquoi donc cette expulsion ?» s’interrogent les locataires. Et de poursuivre : «Nous ne sommes ni des indus occupants ni des occupants de bidonvilles. Notre expulsion de cet immeuble est une énigme.» En début d’après-midi, les occupants de l’immeuble ont vu le délai pour leur expulsion prolongé de trois jours. «Les responsables locaux nous ont donné un délai de trois jours pour quitter les lieux», confient-ils. En attendant que l’ultimatum parvienne à expiration, ces familles sont entrées dans une interminable et pénible expectative. «Si l’expulsion venait à être appliquée, nous allons nous retrouver à la rue avec femme et enfants. C’est une situation insoutenable», affirment-ils. «Nous lançons un appel urgent aux pouvoirs publics afin qu’ils nous rétablissent dans nos droits», concluent nos interlocuteurs. Nous avons tenté d’avoir plus d’informations auprès du maire, cependant nos multiples tentatives pour l’avoir au téléphone se sont avérées infructueuses. K. Saci dans el watan d hier