Dans son rapport annuel : Amnesty International s’inquiète des « vastes pouvoirs du DRS »

Amnesty International (AI) s’inquiète des vastes pouvoirs du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) en matière d’arrestation et de détention. « Le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) disposait toujours (en 2012) de vastes pouvoirs en matière d’arrestation et de…

مايو 23, 2013 - 09:24
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Dans son rapport annuel : Amnesty International s’inquiète des « vastes pouvoirs du DRS »

Amnesty International (AI) s’inquiète des vastes pouvoirs du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) en matière d’arrestation et de détention.

« Le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) disposait toujours (en 2012) de vastes pouvoirs en matière d’arrestation et de détention », indique l’ONG de défense des droits de l’Homme dans son rapport annuel sur la situation des droits humains durant l’année 2012, rendu public ce jeudi 23 mai.

« Ses agents pouvaient notamment maintenir au secret des personnes soupçonnées d’actes de terrorisme, ce qui favorisait le recours à la torture et aux mauvais traitements », ajoute la même source. Des groupes terroristes ont perpétré des attentats et les autorités ont annoncé l’élimination de membres de ces mêmes groupes par les forces de sécurité « sans donner beaucoup de détails », rappelle l’organisation. Ce qui fait « craindre que certains de ces homicides n’aient été des exécutions extrajudiciaires ».

Les responsables d’atteintes aux droits de l’Homme commises pendant les années du terrorisme continuaient, en 2012, de bénéficier de l’impunité, selon Amnesty International. « Les autorités algériennes n’ont pris aucune mesure pour enquêter sur les milliers de disparitions forcées et autres atteintes graves aux droits humains qui ont eu lieu au cours du conflit interne des années 1990 », souligne l’ONG. Cette dernière rappelle que la Charte pour la paix et la réconciliation nationale « accordait l’impunité aux forces de sécurité et rendait passibles de poursuites les personnes qui critiquent le comportement de ces forces ».
Entraves aux libertés d’expression, d’association, et harcèlement des défenseurs des droits humains
Sur la liberté d’expression, d’association et de réunion, le constat d’Amnesty International est toujours aussi alarmant. Les lois sur l’information et les associations votées dans le cadre des dernières réformes n’ont pas eu un impact positif. Bien au contraire. « La loi sur l’information, adoptée en décembre 2011, restreignait les activités des journalistes dans des domaines tels que la sûreté de l’Etat, la souveraineté nationale et les intérêts économiques du pays », dénonce l’ONG. Avant d’ajouter : « Egalement votée en décembre 2011, une nouvelle loi sur les associations renforçait les contrôles sur les ONG. » Outre l’interdiction des manifestations malgré la levée de l’état d’urgence, les autorités continuaient « de harceler les défenseurs des droits humains, notamment en entamant des poursuites judiciaires contre eux », selon AI qui cite, entre autres, le cas de Yacine Zaïd.

Pas de grandes évolutions en matière des droits de la femme en Algérie, qui continuait à subir, en 2012, « les discriminations dans la législation et dans la pratique ». Cependant, les femmes ont pu remporter près d’un tiers des sièges aux élections législatives, note l’organisation, « à la suite d’une loi de 2011 visant à améliorer la représentation des femmes au Parlement ».

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التعليقات (3)

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صدام توفيق
صدام توفيق 13 سنوات منذ
<strong>المداهمة</strong> الحديث قياس ما تلعبش معا المخابرات الجزائرية
hattab abou mouawiya
hattab abou mouawiya 13 سنوات منذ
<strong>incriminer les militaires</strong> par erreur les moins de tebhirineont eté masacrés par les militaires algeriens dans le noire de la nuit croyaient que les moines etes des jihadistes alors le masacré a pri .mais lorsque les militaires algeriens ont decouvert qui ils ont comis une grave erreur ont masacrants des inocents qui sont les moines la les militaires ont donnés l ordre de maquiller le masacre et incriminer les jihadistes . en aucun cas les jihasites ont interet a masacrer les moines car ils avaient besoin d eux pour soigner les blessés. nous avons vu le film pas exactement la realités .la france essaye de defendre les generaux point c est tout.
fakou
fakou 13 سنوات منذ
<strong>fis de la haine</strong> LES MOINES DE TIBHIRINE La contre-enquête qui dérange Hormis Marianne, le documentaire réalisé par Malik Aït Ouadia et Séverine Labat, qui sera diffusé le 23 mai à minuit, qui n’est pas une heure de grande écoute, n’a pas été très médiatisé en France. La raison, on s’en doute, est que ce documentaire va à l’encontre de la thèse couramment admise d’un assassinat programmé des moines par un GIA dirigé par Djamal Zitouni, qui était manipulé par les services quand il n’était pas accusé &nbsp;(sans preuve&nbsp;) d’être leur agent. Cette thèse de la manipulation du GIA ou de son infiltration par les services algériens, a prévalu &nbsp;(et prévaut encore&nbsp;) dans les médias français, du moins dans leur quasi-majorité. Quiconque osait développer le contraire était aussitôt catalogué d’agent des services algériens. Didier Contant en avait fait la tragique expérience : poussé au suicide. Pourtant, bien avant la sortie de ce documentaire, l’enlèvement des moines avait été légitimé &nbsp;(et béni&nbsp;) à partir de Londres par les futurs chefs idéologiques d’Al Qaïda, l’Egyptien Mustapha Kamal dit Abou Hmaza, dit le borgne et le Jordano-palestinien Abou Qotada. Ce dernier avait même légitimé religie&nbsp;usement les massacres de civils perpétrés par le GIA. En Algérie, plusieurs chefs islamistes dont Benhadjar, Kartali, Hattab, le futur fondateur du GSPC, n’avaient pas attendu la concorde dite civile et l’amnistie dont ils ont bénéficié début de l’année 2000, pour exprimer leurs désaccords avec Djamel Zitouni. A cette époque, en 1996, le GIA était le théâtre de règlements de comptes internes sanglants entre Djamel Zitouni et ses rivaux au sein du GIA et de l’AIS pour le contrôle de la nébule&nbsp;use djihadiste : Mohamed Saïd, le guide spirituel du GIA, qui militait pour la fusion entre l’AIS et le GIA, en fut la principale victime. Zitouni, qui aspirait alors à prendre la tête de toute la mouvance djihadiste algérienne, s’était heurté à la plupart des dirigeants islamistes. En mai 1996, près de 5 mois après l’élection de Liamine Zeroual à la tête de l’Etat, élection qui avait mis fin à l’isolement diplomatique de l’Algérie, saluée par l’ensemble des capitales occidentales et reconnue y compris par Rabah Kébir, le dirigeant de l’instance exécutive du FIS à l’étranger, les autorités algériennes – n’oublions pas que Zeroual était le candidat de l’armée – les militaires, qui détenaient la réalité du pouvoir, n’avaient pas besoin de monter cette affaire des moines pour s’attirer le soutien occidental. D’autant que ce rapt intervenait en plein dialogue national entre Liamine Zeroual et l’ensemble de la classe politique sur le projet de Constitution et l’organisation des élections législatives – les premières après l’interruption du processus électoral de 1992. Et de surcroît, au moment où l’Algérie avait besoin d’argent – n’oublions pas que le FMI lui avait imposé un sévère plan de rigueur. Qui plus est, l’année 1996 est celle du début du déclin militaire de l’islamisme armé. Par conséquent, la thèse d’un rapt organisé par les militaires pour se faire légitimer à l’étranger ne tenait pas la route &nbsp;! En revanche, cette tragique affaire avait fait énormément de tort à la reconstruction de l’image de l’Algérie sur le plan international. En organisant cet enlèvement, Djamel Zitouni visait deux objectifs : un, torpiller le processus constitutionnel que mettait en œuvre Liamine Zeroual soutenu par les militaires ; deux, se relégitimer au sein de la mouvance islamiste nationale et transnationale en se donnant une stature internationale puisqu’il voulait négocier directement avec le président Chirac. La principale critique sur le traitement de cette affaire des moines de Tibhirine, c’est que les thèses développées sont pratiquement décontex-tualisées. A aucun moment, on ne rappelle le contexte politique dans lequel avait eu lieu cet enlèvement et l’assassinat sauvage des sept religieux. Souvent, c’est la vision policière où tout n’est que manipulation par les services comme si la manipulation ne pouvait être également le fait des islamistes &nbsp;!