Séisme dans la police au Djurdjura
Séisme dans la police au Djurdjura. La police est sous le choc après le placement en garde à vue, la semaine dernière, du commissaire de la ville de Draâ El Mizan, dans le cadre d’une enquête pour corruption, extorsion de fonds et trafic d’influence. Selon une source proche du dossier, c’est un…
Séisme dans la police au Djurdjura. La police est sous le choc après le placement en garde à vue, la semaine dernière, du commissaire de la ville de Draâ El Mizan, dans le cadre d’une enquête pour corruption, extorsion de fonds et trafic d’influence.
Selon une source proche du dossier, c’est un repris de justice accessoirement revendeur de volailles, connu des services de la police, qui aurait balancé le commissaire. Le commissaire aurait vraisemblablement exigé une somme colossale au repris de justice contre sa mise en liberté, après avoir été pris en flagrant délit de conduite en état d’ivresse.
C’est à peine que le commissaire eut été interpellé et placé en garde à vue qu’une autre affaire de corruption éclabousse la gendarmerie nationale à Mechtras. Selon des sources généralement bien informées, c’est le chef de brigade de la gendarmerie de la dite commune qui aurait été à son tour interpellé et placée en garde à vue.
Cependant, les populations locales ne semblent nullement surprises par ces interpellations. Selon de nombreux citoyens, les affaires de corruption dans les milieux de la police et de la gendarmerie ne datent pas d’hier au Djurdjura. Non seulement elles remontent a si loin dans le temps, mais elles sont publiques. « On a arrêté des poissons et non des requins », estime pour sa part un citoyen dans la ville de Drâa El Mizan. Et de marteler : « Tout le monde connait l’histoire de la guerre qui oppose la gendarmerie à la police pour le contrôle et le racket des camions et des transporteurs des matériaux de construction…Tout le monde sait également que les gens qui sont derrière cette « guerre des camions » qui rapporte des millions de dinars par jour, sont de hauts cadres au sein de la DGSN et de la gendarmerie. »
Le commissaire et le chef de brigade ne seraient que de pauvres boucs émissaires avec lesquels on veut cacher le fléau de corruption qui gangrène les corps constitués depuis toujours.
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