Violences terroristes. Lorsque la conquête du pouvoir passe par le Djurdjura
La Kabylie est régulièrement visée par des actes terroristes au cours de ces trois dernières semaines. Outre les quatre terroristes qui ont été abattus dans la nuit du 20 juillet dernier lors d’une opération menée près de la ville de Sour El-Ghozlane (40 de km au sud de Bouira), plusieurs attentats…
La Kabylie est régulièrement visée par des actes terroristes au cours de ces trois dernières semaines. Outre les quatre terroristes qui ont été abattus dans la nuit du 20 juillet dernier lors d’une opération menée près de la ville de Sour El-Ghozlane (40 de km au sud de Bouira), plusieurs attentats ont perturbé les nuits ramadanesques dans la vallée du Djurdjura. Un policier et un livreur de pain ont été tués dans des embuscades à Aomar et aux Ait Yahia Moussa.
Les groupes terroristes, très actifs depuis quelques jours, tentent de s’implanter à nouveau au Djurdjura. Les réseaux terroristes ont particulièrement intensifiés leurs opérations bien avant le début de ramadan, par des incursions répétées et des faux barrages dans de nombreuses localités de l’arrière Djurdjura. En dépit de la stupeur qui s’est emparée de la région, les commentaires vont bon train. Les milieux politiques en Kabylie évoquent ouvertement la thèse de collusion entre les différents clans au sein du pouvoir pour la succession de Bouteflika, considéré cliniquement mort depuis plusieurs semaines. Selon ces milieux, une partie de la hiérarchie militaire complice, laisse les groupes terroristes piller la région pour s’autofinancer et mettre la pression sur les clans adverses qui aspirent à la conquête du pouvoir, lors du scrutin présidentiel qui se tiendra en avril 2014.
Pour les milieux politiques kabyles, il ne fait pas de doute que ce qui se passe dans la région, relève d’un bras de fer entre les clans de l’armée pour la succession de Bouteflika. Cette situation est également interprétée par les populations locales comme un signe de division et de faiblesse du régime. Cependant, selon certains observateurs, la succession de Bouteflika passera inéluctablement par la Kabylie. Il est à craindre que les jours qui viennent soient le théâtre d’autres violences dans la région.
Par Said radjef
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