Agression contre le Président du MAK : Aucun journal algérien n’en a parlé
Ceux qui ont tendance à penser encore qu’il y a quelques journaux indépendants en Algérie n’ont plus de raison de croire à cette illusion perdue . En effet, dans leur édition de samedi 12 novembre, aucun journal algérien n’a rapporté l’information de l’agression dont avait fait l’objet, la…
Ceux qui ont tendance à penser encore qu’il y a quelques journaux indépendants en Algérie n’ont plus de raison de croire à cette illusion perdue.
En effet, dans leur édition de samedi 12 novembre, aucun journal algérien n’a rapporté l’information de l’agression dont avait fait l’objet, la veille vendredi, M. Bouaziz Ait Chebib, Président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) ainsi que du climat très tendu qui a prévalu durant toute la journée de vendredi dans la région de Timizart suite, non seulement à cette agression, mais aussi au dispositif répressif mis en place par le régime algérien afin de contrecarrer cette activité pacifique du MAK. Même les journaux électroniques, qui ont l’habitude de consacrer quelques lignes timides aux actions du MAK, quand l’éventualité de les taire est quasiment impossible, se sont, cette fois-ci, alignés sur la démarche des journaux en édition imprimée. C’est dire à quel point la presse algérienne est loin d’être indépendante. On se demande d’ailleurs de quelle crédibilité peuvent se prévaloir encore des journaux comme Liberté, El Watan et le Soir d’Algérie, entre autres, en tentant de cacher à leurs lecteurs, à majorité kabyle faut-il le rappeler, un événement aussi important tel que celui vécu à Timizart vendredi dernier ?
Surtout quand on sait que grâce aux journaux électroniques libres et aux réseaux sociaux, ce qui s’est passé à Timizart a fait le tour, non seulement de la Kabylie, mais du monde. Ainsi, après le silence des deux partis du FFS et du RCD et leur absence de réaction suite à l’agression lâche ayant visé Bouaziz Ait Chebib, c’est le black-out des journaux qui vient confirmer une fois de plus l’absence absolue de liberté d’expression en Algérie. Jusqu’à quand la Kabylie et les kabyles continueront-ils à subir une telle presse et des partis politiques comme le FFS et le RCD qui ne peuvent même pas rédiger une déclaration de dénonciation d’un acte de violence ayant visé un démocrate pacifique sans l’autorisation préalable du pouvoir algérien ?
Lyès Medrati
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