Les opposants algériens interdits de parler de la maladie de Bouteflika
Censés être les premiers à dénoncer la mort clinique de Bouteflika et de l’avenir incertain de l’Algérie, la classe politique algérienne, plus particulièrement ceux qui se présentent comme des opposants au régime, n’évoque presque jamais Bouteflika ni sa maladie . Ceux qui parlent de lui, le…
Censés être les premiers à dénoncer la mort clinique de Bouteflika et de l’avenir incertain de l’Algérie, la classe politique algérienne, plus particulièrement ceux qui se présentent comme des opposants au régime, n’évoque presque jamais Bouteflika ni sa maladie.
Ceux qui parlent de lui, le font juste pour conforter la thèse des décideurs comme quoi que c’est Bouteflika qui gère l’Algérie. « Bouteflika va bien et il vous passe le bonjour » a laissé entendre Sellal. Le patron du RCD, quant à lui, a versé dans la diversion rien que pour prouver que c’est Bouteflika, lui seul, qui gère tout en Algérie. Personne n’évoque sa maladie. Comme si le chef d’Etat, qu’on ne voit jamais, est en bonne santé. On parle de lui à l’étranger plus qu’en Algérie. Un journal Allemand, qui s’est référé à un câble de ses services secrets, a affirmé aujourd’hui que Bouteflika est cliniquement mort. Mais c’est le silence radio au sein de la scène politique algérienne.
Les responsables politiques ont certainement reçu l’ordre de ne jamais évoquer la maladie de Bouteflika. Ali Benflis n’a soufflé aucun mot à Vgayet sur la maladie de son ancien mentor. Le FFS n’évoque plus Bouteflika. Le RCD le soutient même indirectement. Louisa Hanoune, Sofiane Djilalli, Ali Yahia Abdenour et tant d’autres personnalités politiques qui se targuent de l’opposition gardent un silence intriguant. Quant à la presse, elle ne fait même pas allusion à la maladie de Bouteflika qui s’est éclipsé depuis des années.
Ravah Amokrane
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